
Auteur-compositeur-interprète, Nadia Finkielman débute dans la chanson en 1968 au cabaret La Méthode, où passent Coluche et Lavilliers. Elle se produit dans les cabarets Rive Gauche de l’époqueen compagnie de Pierre Dac et Francis Blanche, Maurice Fanon, etc. En 1970, un 45 tours est parrainé par Mouloudji. De
1971 à 1985, elle entame un tour de chant à travers le monde. Les Alliances françaises et centres culturels français la reçoivent comme ambassadrice de la chanson française à texte. Sans révéler de secrets trop lourds, qu’il nous soit permis de dire que l’enfance de Nadia n’a été ni facile ni heureuse. Il est d’autant plus saisissant de voir avec quelle énergie, dans le langage simple de ses chansons, animé d’un lyrisme spontané et sans pathos, elle aborde les questions les plus existentielles et clame son amour de la vie. Peintre, Nadia Finkielman se laisse guider par le pur plaisir des jeux de la matière, et de ce qu’elle appelle les « accidents maîtrisés ».
« J’aime me surprendre », dit Nadia, sachant que le travail de la matière est lié à l’esprit quand ce travail se révèle capable de créer des atmosphères, de suggérer des univers et d’ouvrir la conscience. « Peinture ou chanson, je ne suis qu’un outil… Je me sens comme un serviteur dévoué et reconnaissant », déclare-t-elle.